Histoire
de Saintines
Sur
l'origine du nom de Saintines, les avis sont partagés.
Selon Carlier " histoire du Duché du Valois " le nom viendrait
de deux mots de la basse latinité " saina " et "
insula " qui
indiquerait le premier un terrain marécageux,
le second une portion de terre au milieux des eaux. Carlier écrit
encore : " le nom de Saintines vient de la situation du château,
chef-lieu du territoire dans une ville de marais, au milieu d'une isle
entourée des eaux de la rivière l'Autonne " (nom ancien
devenu Automne). Cette explication sur l'origine du nom de Saintines a
longtemps prévalu.
En 1918, un allemand, un certain W.Kaspers donnait
une autre explication. Le nom serait venu d'une origine Celtique, " Sentius " qui
aurait donné " Saintines " tandis
qu'à la fin du
siècle dernier une revue avançait " Sanctinnus ", " Sanctinna ",
au féminin, formé sur le d'Homme latin " Sanstus " [revue épigraphique
du Midi de la France 1878]. Or, un chercheur du CNRS M.Robbin a confirmé cette
dernière hypothèse en l'appuyant sur les
sources, ou fontaines
sacrées, nombreuses, on le sait sur le territoire de la commune.
L'origine du nom serait alors " sanctinae ",
les " saintes",
les " fontaines sacrées ".
Eglise
de Saintines
Toute
proche du château, en contre bas par rapport
au village actuel, l'église de Saintines était probablement
au moyen âge au centre de l'agglomération. Aujourd'hui la
vue plongeante que l'on en obtient de la route principale nous permet de
découvrir
dans son entier cette église du XII siècle.
Saint-Denis de Saintines est une des rares églises de pélerinage
de la région et la foule, attirée par le pouvoir
thaumaturge de la fontaine de Saint-Jean Baptiste, trouvait place
pour les célébrations
dans un édifice devenu de grande ampleur par suite de cette fonction
et donnant l'impression de deux églises côte à côte
comme à Alonne prés de Beauvais.
Car l'architecture qui est ici mise au service de deux
patrons
Saint-Denis et Saint
Jean-Baptiste explique vraisemblablement le partage
architectural
que chacun est à même de constater dans l'édifice.
En effet, la nef de l'église est doublée d'un second vaisseau
autonome qui s'ouvrent tous deux sur le chœur amenageant une circulation
intérieure compatible avec le pélerinage.
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